Dans la préface qu'il consacre à cette brochure, le ministre Charles Picqué rappelle en substance que, pour les personnes défavorisées, un texte administratif obscur peut représenter un obstacle insurmontable à l'exercice de droits fondamentaux. Son manque de lisibilité peut ainsi devenir un important facteur d'exclusion sociale.
... et donc une priorité de la politique linguistique
Le ministre a clairement montré son vif intérêt pour cette question et a donc manifesté son intention d'en faire une priorité de sa politique linguistique. Il a donc chargé le Conseil supérieur de la langue française de lui soumettre des propositions concrètes en la matière.
Le guide Ecrire pour être lu concrétise l'une de ces propositions mais n'est qu'une étape dans un vaste programme de sensibilisation de tous les agents des services publics à la qualité des textes qu'ils produisent. La diffusion de la brochure s'accompagnera en effet de diverses mesures pratiques comme la mise en place de cellules en lisibilité au sein des ministères ou l'organisation de formations spécifiques.
La brochure Ecrire pour être lu devrait être largement diffusée dans tous les services publics, qu'ils soient fédéraux, communautaires, régionaux, provinciaux ou communaux. Tous les niveaux de pouvoir sont en effet concernés par une langue administrative facile à comprendre et donc plus proche des citoyens.